Alors que le Sénégal semble se diriger vers un régime présidentiel, sans Premier ministre, Jeune Afrique revient sur les révisions constitutionnelles – effectives ou avortées – qui ont marqué l’histoire politique du pays.

Samedi, reconduit à son poste de Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a fait une annonce qui prend tout le monde de court. Selon le souhait du président récemment réélu, la fonction de Premier ministre sera supprimée, dotant de factoMacky Sall de la double casquette de chef de l’État et de chef du gouvernement, annonce-t-il. Un changement qui ne peut se faire que par voie de révision constitutionnelle, la fonction de Premier ministre étant inscrite dans la loi fondamentale.

Depuis l’indépendance du pays, la Constitution a été modifiée à de multiples reprises au Sénégal. Parfois par opportunisme politique, parfois dans le but de renforcer la démocratie. 

Pourtant, le Sénégal dispose d’une Constitution « rigide », selon les termes du constitutionnaliste Abdoulaye Dièye. « Mais dans la pratique, il n’y a pas de difficultés pour modifier la Constitution », explique le constitutionnaliste

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