Russia's President Vladimir Putin chairs a meeting with members of the presidential council for physical culture and sports in the southern city of Krasnodar on May 23, 2017. / AFP PHOTO / POOL / SERGEI KARPUKHIN

Lors d’une visite en Allemagne, le président russe a demandé aux Européens une participation financière pour permettre le retour des réfugiés.

Présent en Allemagne pour une réunion avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président russe Vladimir Poutine s’est exprimé face à la presse. L’occasion pour lui de lancer un appel aux Européens pour la reconstruction de la Syrie. Cela permettrait selon lui le retour chez eux de millions de réfugiés.

« Il faut renforcer la dimension humanitaire dans le conflit syrien et je veux dire par là avant tout l’aide humanitaire à la population syrienne, et aider les régions où les réfugiés se trouvant à l’étranger peuvent retourner », a-t-il déclaré avant un entretien avec la chancelière Angela Merkel.

« Un poids énorme pour l’Europe »

Il y en a un million en Jordanie, autant au Liban, et 3 millions en Turquie, a-t-il énuméré. L’Allemagne en a accueilli aussi plusieurs centaines de milliers depuis 2015, au plus fort de la crise migratoire, qui a ébranlé la cohésion de l’Union européenne et affaibli politiquement Angela Merkel. « C’est potentiellement un énorme poids pour l’Europe », a-t-il mis en garde. « C’est pourquoi il faut tout faire pour que ces gens rentrent chez eux », ce qui veut dire concrètement rétablir les services de base comme l’approvisionnement en eau ou les infrastructures médicales. La chancelière a estimé de son côté que la priorité en Syrie était « d’éviter une catastrophe humanitaire », sans entrer dans les détails.

German Chancellor Angela Merkel and Russian President Vladimir Putin speak during their meeting at the German government guest house Meseberg Palace in Gransee, Germany August 18, 2018. Sputnik/Alexei Druzhinin via REUTERS ATTENTION EDITORS – THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY.

Les deux dirigeants veulent également évoquer le règlement de la crise ukrainienne, qui « malheureusement n’avance pas du tout », a jugé Vladimir Poutine. Le processus de paix des accords de Minsk, parrainé par l’Allemagne et la France, est au point mort, a également constaté la chancelière, soulignant l’absence « de cessez-le-feu stable » dans l’est de l’Ukraine. Une mission des Nations unies sur place, au menu des discussions avec M. Poutine, « pourrait peut-être jouer un rôle de pacification » dans la région, a-t-elle dit.

La Russie est accusée par Kiev et les Occidentaux de soutenir militairement les séparatistes de l’Est ukrainien, ce qu’elle nie. Les deux responsables mènent leurs consultations au château de Meseberg, la résidence du gouvernement à 70 kilomètres au nord de Berlin. Aucune communication n’est prévue à l’issue de la rencontre.

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