Aujourd’hui les discours des hommes politiques, des médias, de la société civile comme les images des télévisions rappellent de façon récurrente les images des violences liées aux évènements du 23 juin. C’est comme si après le 23 juin aucune leçon n’a été tirée des événements. Sinon peut-être une pour certains proches du pouvoir qui donnent à penser qu’ils disposent d’un mécanisme répressif anti-23 juin. Mais aussi une pour certains de l’opposition pour sous-entendre qu’ils ont la capacité de faire plus et mieux que le 23 juin.
Il est triste que nous ayons failli à ce point de tirer les meilleures leçons de la révolution citoyenne du 23 juin et que son esprit ait été perverti au point d’aboutir à une vraie perversion de notre système démocratique.
Comment ne pas comprendre que le 23 juin a eu lieu parce que le pouvoir de l’époque voulait un passage en force de sa réforme constitutionnelle, qu’il était totalement autiste et suivi de façon servile par une assemblée nationale formée de parlementaires qui avaient tourné le dos aux aspirations du peuple.

Les meilleures leçons à tirer de cette révolution citoyenne du 23 juin aujourd’hui c’est :
1) Mettre de façon urgente un mécanisme de facilitation du dialogue politique formé de bonnes volontés qui ont la liberté de définir leur méthodes et leurs démarches et qui doivent fixer un délai raisonnable pour faire aboutir une proposition consensuelle.
2) À l’Assemblée nationale aussi de tirer les leçons des événements du 23 juin au cours desquels les Parlementaires ont été désavoués par le Peuple. Aujourd’hui la tâche du Parlement est d’encourager le dialogue politique et le consensus à la place d’un passage en force qui n’obéit qu’à la logique mécanique de la majorité parlementaire.

3) Il faut mettre un terme immédiatement à l’escalade verbale du pouvoir et de l’opposition pour permettre aux organisations de la société civile de travailler au succès de leur entreprise de facilitation.

4) Nous invitons les califes généraux de faire tout pour exiger le dialogue aux acteurs politiques.

Tous les citoyens sont invités à s’impliquer, les journalistes, les les bloggers, les organisations de la société civile, les imams, le clergé, les chefs coutumiers, le patronat et les syndicats, nous avons les capacités d’agir ensemble pour sortir de l’impasse politique et des menaces de violences qui pèsent lourdement sur l’avenir. Tous les fronts sont en ébullition et tous les ingrédients sont réunis pour rendre la sécurité de ce pays plus vulnérable aux menaces diffuses qui hantent la sous-région.

Agir Ensemble pour le dialogue et la concertation afin d’organiser des élections transparentes et apaisées.

A. TINE

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