L’Afrique est la zone géographique, qui a le plus contribué au produit net bancaire (différence entre les revenus et les charges dans l’activité des banques) dans le cadre des activités de banque de détails et services financiers menées à l’international par le groupe français Société Générale, a appris l’Agence Ecofin de source officielle.

Les 13 pays africains où le groupe a une filiale, ont conjointement généré un produit net bancaire de 1,3 milliard d’euros.

Le Maghreb est son principal marché africain, avec par ordre trois pays, notamment le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, dans le top 3 des contributions. La Côte d’Ivoire occupe une place importante, car c’est l’un des gros marchés africains du groupe où il occupe la première place dans tous les segments.

Avec ce niveau de PNB, l’Afrique occupe la première place des activités à l’international de la banque française. Il a été soutenu par une augmentation à deux chiffres (13%) de l’encours des crédits accordés dans la région, à près de 19 milliards d’euros. Mais derrière cette performance sont donnés deux autres indicateurs. Les coûts d’exploitation y demeurent élevés, avec un ratio de charges sur revenus, de 56,4% et un taux de transformation moyen de dépôts en crédits de seulement 87,3%.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le groupe Société Générale, malgré les défis que présente la région, se porte bien mieux en Afrique que son principal et premier marché la France. Malgré la solide contribution des opérations à l’international tirées par l’Afrique, le PNB consolidé a baissé de 5,3%, le résultat d’exploitation s’est retracté de 25,4% et le résultat net part, lui s’est réduit de 27,5%.

Dans un tel contexte, l’Afrique constituera une niche de croissance pour Société Générale. Il est question, selon son plan stratégie 2016-2020, de « poursuivre une croissance rentable en Afrique grâce à la présence différenciante du Groupe sur un marché bancaire dynamique et à fort potentiel : croissance annuelle moyenne des revenus supérieure à 8% sur 2016-2020 ».

Mais il faudra faire avec un environnement de régulation chageant, qui risque d’accroître le niveau des actifs, pondérés par le risque et donc augmenter le niveau des provisions, mais aussi la rude concurence que livrent les expansions en Afrique d’autres groupes bancaires notamment venant de l’Afrique du Sud, de l’Île Maurice ou encore du Maroc et du Nigéria.

(Agence Ecofin)

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